Médicaments génériques : les Français se montrent très prudents

Les Français seraient réticents aux médicaments génériques, et cette méfiance serait plus accrue qu’en 2011, selon plusieurs articles. Ainsi, les Français préfèrent les médicaments princeps ou les médicaments originaux. La sécurité et l’efficacité des génériques sont ainsi remises en question par les patients. Cependant, l’Agence pour le médicament, l’ANSM a affirmé que les génériques sont aussi efficaces que les médicaments princeps.

Médicaments génériques, les Français se montrent très prudentsIdentiques aux médicaments princeps ?

En effet, le générique est une copie, une copie plus ou moins proche du médicament de marque. En effet, le principe actif doit être le même, et il existe même une marge de tolérance par rapport au médicament princeps. En ce qui concerne l’excipient enrobant le principe actif et qui intervient dans la libération dans le taux sanguin du médicament et son métabolisme, la conformité à l’original n’est pas forcément obligatoire. C’est dans ce sens que les excipients pourraient entraîner des allergies, vu que certains composants sont moins présents dans les médicaments princeps. C’est le cas par exemple d’un excipient qui contient plus de sucre que celui d’origine, pouvant être à l’origine de mauvaise tolérance.

Mais il existe bien des génériques qui sont parfaitement identiques aux médicaments d’origine, il s’agit des auto-génériques. Ces derniers sont commercialisés par les laboratoires ayant mis au point le médicament princeps même. Comme quoi il existe bien et bien de bonnes et moins bonnes copies de ces médicaments princeps.

Plus princeps que génériques

Certains médicaments princeps présentent plus d’une centaine de génériques, ce qui est difficile à contrôler, et ni le médecin, ni le pharmacien ne peuvent garantir à 100% l’efficacité clinique ou l’excipient. Il existe ainsi des médicaments qu’on appelle « à faible taux thérapeutique », où une variation de taux sanguin en plus ou en moins peut occasionner des conséquences graves. C’est le cas par exemple des hormones thyroïdiennes et des antiépileptiques. Des crises d’épilepsie ont été signalées chez des patients qui ont pris le générique de leur traitement… On n’a jamais reconnu toutefois la responsabilité du générique dans ce contexte précis, mais on a quand même « permis » au médecin de ne plus les prescrire. Ainsi, les médecins préfèrent prescrire le princeps dans bien des cas (Cortisone, anticoagulants…).

Certains génériques sont tout simplement indésirés par les patients : certains ont un goût plus amer, certains sont plus gros que les princeps, les rendant difficiles à avaler, d’autres ne sont pas sécables s’ils devaient l’être, ou ils sont de très mauvais goût comme c’est le cas des antibiotiques génériques à dissoudre…