La pratique de l’automédication doit être évitée aux âges extrêmes

Les médicaments ne doivent pas être pris à la légère. En effet, l’automédication, qui est largement pratiquée par de nombreuses familles, pourrait avoir des conséquences désastreuses, notamment pour les jeunes enfants et les personnes âgées.

La pratique de l’automédication doit être évitée aux âges extrêmesAutomédiquer le moins possible

Ainsi, l’automédication doit être évitée autant que possible chez le jeune âge, la femme enceinte ou allaitante, et les personnes âgées. En effet, l’automédication expose ces derniers à des risques plus importants. Il est donc clair qu’il ne faut jamais pratiquer l’automédication chez un nouveau-né, et très exceptionnellement chez un nourrisson. En dessous de 4 ou 5 ans, l’enfant ne maîtrise pas encore la verbalisation, ou l’expression d’un symptôme qu’il n’a souvent pas encore vécu. Ainsi, il ne pourra orienter la maman vers la bonne cause, et cette dernière risquerait fort de le soigner pour autre chose… Il est cependant indispensable de savoir déterminer si une douleur correspond à une sinusite, à une angine, à une otite ou à autre chose. Le Pr Chast insiste sur le fait que « le choix de la bonne posologie en l’absence de formulation pédiatrique du médicament destiné à l’enfant est toujours extrêmement périlleux ».

Ainsi, la meilleure chose à faire serait de s’abstenir et d’appeler le médecin.

Grossesse : toujours demander l’avis du médecin

Pour les femmes enceintes, il est impératif de toujours demander l’avis d’un médecin avant de s’automédiquer, quel que soit le médicament, afin de soulager les petits maux de la grossesse. C’est d’ailleurs indiqué sur toutes les notices de médicaments. Le risque de malformation étant majeur durant les deux premiers mois avec certains médicaments, il est indispensable de ne pas pratiquer l’automédication autant que possible. Bien sûr, il existe des médicaments qui sont nocifs pour le bébé durant le dernier trimestre. Et même après la naissance, la vigilance est toujours de mise, parce que la majorité des médicaments pris par la mère passent dans le lait maternel. Ainsi l’enfant qui a un organisme encore immature pourrait y être exposé, et aura du mal à le métaboliser et à l’éliminer.

Risque de surdosage pour les personnes âgées

Pour les personnes âgées de plus de 75 ans, les risques de l’automédication sont souvent liés à certains désordres fonctionnels en rapport au vieillissement. Parfois même, ces personnes âgées sont physiologiquement davantage exposées au risque médicamenteux que les enfants. Selon l’explication d’un médecin, les personnes âgées ont pratiquement toujours une insuffisance rénale, même discrète, qui va réduire l’excrétion des médicaments. Elles sont aussi fréquemment déshydratées, avec une fonction hépatique parfois altérée, qui va assurer moins vite et moins bien la métabolisation des médicaments par le foie.

Ainsi, elles présentent un risque accru de surdosage.