La crise de la pharmacie se manifeste à Tours

Le milieu de la pharmacie ne se porte pas bien à Tours. En effet, une officine a été obligée de fermer et rendre sa licence à l’Agence Régionale de Santé (ARS), faute de repreneur, tandis qu’une autre est placée récemment en redressement judiciaire.

La crise de la pharmacie se manifeste à Tours« Une officine ferme tous les trois jours »

Un établissement pharmaceutique du centre-ville vit actuellement des moments difficiles, suite à son emplacement en redressement judiciaire. Depuis une dizaine d’années, la profession de pharmaciens connait une vraie crise, et ceci en est un exemple significatif. Cependant, c’était un marché très fluorescent auparavant : « Il y a quarante ans, c’était l’âge d’or », explique le président du syndicat des pharmaciens d’Indre-et-Loire, et de continuer à s’exprimer : « Je n’étais pas au courant de ce redressement judiciaire, mais cela ne me surprend pas. La pharmacie française est aujourd’hui en grande difficulté : ces deux dernières années, une officine ferme tous les trois jours. Et les installations deviennent de plus en plus compliquées pour les jeunes ». Cette situation de décadence de la pharmacie est due à plusieurs raisons, dont notamment la baisse du prix des médicaments, le raccourcissement du délai de paiement des laboratoires, fragilisant la trésorerie, la concurrence impitoyable des grandes surfaces sur la parapharmacie et le recul des marges commerciales sur les médicaments.

« Il n’y a plus de place pour les petites structures »

La situation passe par le regroupement, face à cette crise que traversent les pharmacies. Charles Brosset, le pharmacien tourangeau explique : « Les petites officines ont du souci à se faire. Il n’y a plus de place pour les petites structures, on le sait depuis quinze ans ». Ce pharmacien emploie 18 salariés et voit passer entre 800 et 1 000 clients par jour.

Selon ce gérant, il se présente également une autre solution, qui est la diversification. Ainsi, les conseils en diététique et en esthétique sont désormais dispensés en pharmacie, sans oublier la parapharmacie, tout en ayant des prix suffisamment concurrentiels. Pour cela, le pharmacien recommande de « faire de gros volumes pour garantir des prix bas ».

Depuis 8 ans, Tours n’a pas connu de baisse significative de ses officines, mais cette situation risque fort de ne plus perdurer.