Budget santé : un écart considérable est constaté entre les riches et les pauvres

La santé est le bien le plus précieux, qui nécessite un investissement considérable pour le budget d’un ménage, notamment lorsqu’il s’agit d’un ménage modeste. Selon le baromètre Opinion Way Sofinscope réalisé pour Metro en janvier 2013, les Français dépenseraient 568 euros par an en moyenne pour leurs dépenses de santé. Derrière ce chiffre se cache de grands contrastes entre les riches et les moins riches : si les premiers consacrent davantage à leur santé, les derniers par contre, se serrent la ceinture.

Budget santé, un écart considérable est constaté entre les riches et les pauvresUn abîme entre les riches et les familles modestes

Cette moyenne de budget santé de 568 euros inclut les frais de mutuelle, les consultations, les médicaments non remboursés par la Sécurité Sociale, et les produits de santé tels les sparadraps ou les aspirines… Par rapport à l’année dernière, le montant de ce budget de santé des Français a très peu évolué. En effet, la moyenne était de 570 euros en 2012. Cependant, une grande majorité des Français (63%) ont le sentiment que le montant du budget santé a beaucoup augmenté ces deux dernières années.

Cette contradiction a surement une explication. En effet, toutes les catégories sociales ne sont pas logées à la même enseigne. Julien Goaran, le directeur d’études d’Opinion Way a fait la constatation suivante : « Une fracture se creuse entre ceux qui ont les moyens (souvent des séniors) dont les dépenses de santé augmentent, et ceux qui ont un budget plus contraint et qui sacrifient plus au quotidien ». Les ménages modestes, qui ont des revenus mensuels entre 1 000 euros et 2 000 euros ont réduit de 125 euros leurs dépenses de santé en un an.

Privilégier de système D

Selon les chiffres, 53% des Français n’hésitent pas à ajourner des soins ou à y renoncer carrément. Ce pourcentage s’élevait à 60% en 2012. Julien Goaran continue de préciser qu’on constate davantage de rationalisation des soins que de renonciation cette année, car tout ne peut pas être repoussé éternellement. Ainsi, les Français s’y adaptent : ils comparent les prix des pharmacies, consultent des médecins conventionnés, achètent des lunettes moins chères, se tournent vers des centres de soins… En privilégiant ce système D dans leur manière de gérer leur budget santé, les Français demeurent fidèles au système de santé hexagonal. En effet, les Français qui partent se faire soigner à l’étranger ne représentent que 3%.